
Il est juste de rapporter une expérience personnelle, quand elle peut rendre service à autrui. On peut raffoler des idées, et de leur jeu, mais si on ne les met pas à l’épreuve, si on ne prend aucun risque dans le monde concret de l’existence telle qu’elle est, on tournera en rond sans trouver d’issue, on aura pour ainsi dire la sensation de l’éternité, mais avec le goût amer du vide. C’est la méprise que donne parfois l’usage forcené des livres, la fréquentation immodérée des idées pour elles-mêmes. La contrée livresque est un peu le pays des...
›››