
Je n’ai approché Hitler qu’une fois. Il était de mauvaise humeur. Une pluie froide faisait luire les toits médiévaux de Nuremberg. Le Hitlerswetter manquait au rendez-vous, dans un moment où les présages prenaient toute leur importance. Le Congrès national-socialiste de 1938 – le dernier – se déroulait au milieu de la crise tchécoslovaque, dans le bruit d’une Europe prenant les armes. Les foules étaient épaisses, disciplinées et magnifiquement vocales, mais il était impossible de ne pas percevoir de l’angoisse dans les intervalles des enthousiasmes...
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