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Jeudi, 4 Août 2016
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Hollande, le candidat qui piaffe d'entrer en campagne
Solenn de Royer
Politique

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Dans des confidences à la presse, le chef de l'État a critiqué ses adversaires de droite, avec une évidente volonté d'en découdre.

Nicolas Sarkozy pouvait souvent se lire à livre ouvert. C'est moins le cas avec François Hollande, plus pudique et corseté. Pourtant, mardi soir, dans les salons de la Maison des centraliens où il rencontrait la presse présidentielle, le «body language», le langage du corps, en a dit plus long que bien des discours: des demi-sourires pleins de sous-entendus, les yeux qui s'allument soudain, une gourmandise évidente dès que des sujets politiques ou ayant trait à la campagne présidentielle étaient abordés. «On sent qu'il trépigne, qu'il a envie de se jeter dans la bataille», observe l'un de ses proches.

Lors de son propos liminaire, François Hollande s'est d'ailleurs livré à une véritable déclaration d'amour à la politique. S'adressant aux journalistes qui couvrent l'actualité de l'Élysée, il a appelé à traiter la politique et les responsables avec «égard». «La politique, il faut l'aimer, pour la faire et la traiter, a-t-il ajouté. Ce qui me surprend, c'est qu'il y a des politiques, des journalistes, qui n'aiment pas la politique, qui la voudraient différente. Personne n'oblige à en faire (ou à la couvrir, NDLR). La politique, il faut l'aimer. Même avec ses médiocrités. Car s'il n'y a pas de politique, il n'y a pas de démocratie.»

Le chef de l'État en a profité pour envoyer une pique déguisée à son ambitieux ministre de l'Économie qui rêve de concourir à sa place en 2017. Il a fustigé ainsi ceux qui assurent pouvoir «faire de la politique autrement». «Comme si ça existait…», a-t-il soupiré. Pressé de questions, François Hollande a toutefois admis qu'il ne pouvait pas empêcher Emmanuel Macron de vouloir «faire de la politique». Mais il a rappelé les règles qu'il avait édictées le 14 juillet, sommant le ministre de défendre l'action du gouvernement et respecter le collectif.

Au lendemain du meeting de Macron, à la Mutualité le 12 juillet, le chef de l'État avait sérieusement envisagé de le faire sortir du gouvernement. Hollande a hésité longtemps, jusqu'au matin du 14 juillet, soit quelques heures à peine avant son intervention télévisée. Mais, jugeant que Macron serait plus dangereux à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'équipe ministérielle, il avait finalement renoncé. Mardi soir, le président a laissé entendre qu'il n'hésiterait plus: «Ça dépendra de ce qu'il dit», a-t-il mis en garde, en évoquant d'éventuels nouveaux meetings. «Si son agenda personnel est en contradiction avec l'agenda gouvernemental, il y aura un problème», a-t-il encore menacé.

Sous les habits régaliens d'un président qui se veut garant de la sécurité des Français et de l'unité nationale, l'éventuel candidat n'était jamais loin, même si le chef de l'État a - sans surprise - refusé de se dévoiler. Hollande - dont la courbe de popularité a stagné en juillet, alors qu'elle avait fait un bond après les attentats de janvier et du 13 novembre 2015 - veut croire que cette séquence «historique» est en passe de changer la donne présidentielle.

«Un candidat de gauche a plus de chances de gagner en disant ce qui est possible et ce qui ne l'est pas qu'en allant dans la fuite en avant», a-t-il ainsi observé, en répétant que la sécurité doit être assurée dans le respect de l'État de droit. «La question qui sera posée, c'est dans quel pays voulons vivre? (...) La limite, c'est la Constitution. Ce n'est pas une argutie», a-t-il lancé en réponse à Nicolas Sarkozy qui appelait à dépasser les «arguties juridiques» pour lutter plus efficacement contre le terrorisme. «Si, à chaque attentat, on dit “il faut une loi”, mais jusqu'où va-t-on aller?», a-t-il poursuivi, en mettant en garde contre toute «dérive autoritaire».

En aparté, le chef de l'État a décoché quelques flèches contre ses adversaires de droite. Il a jugé que Nicolas Sarkozy avait été «trop vite et trop loin» dans ses critiques de l'exécutif après Nice. Il a également critiqué la position d'Alain Juppé, qui a semblé chercher le bon positionnement - sans jamais le trouver - au lendemain des deux attentats de juillet. «Quand vous êtes sur le ni-ni, c'est que vous n'êtes pas toujours très au clair», a estimé François Hollande. «C'est toujours mieux quand il y a une équipe de France capable de se retrouver sur l'essentiel et de ne pas faire des sujets de polémiques», a-t-il résumé.

Pendant toute la rencontre, Hollande a joué au chat et à la souris avec la presse dès qu'il s'agissait de ses intentions présidentielles, qu'il dévoilera avant la fin de l'année. Quoi qu'il en soit avant le 15 décembre, date de clôture des candidatures à la primaire de la gauche. Évoquant son déplacement à Rio jeudi et vendredi pour défendre la candidature de Paris aux JO de 2024, il a expliqué que le CIO l'interrogeait sur la sécurité, notamment. «C'est dire la confiance qu'on me porte, a-t-il souri. C'est loin 2024…»

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