Le 6 juin 2008, Barack Obama et Hillary Clinton, alors tous deux candidats à la présidence des Etats-Unis, se rendaient à Chantilly, dans la grande banlieue de Washington, pour assister à la réunion annuelle du Groupe de Bilderberg qui rassembles les représentants de principales multinationales mondiales et tous les politiques « qui comptent ».
Dans les primaires qui se déroulaient alors les deux candidats étaient quasiment à égalité (47,5% des démocrates soutenaient Hillary Clinton contre 48% qui étaient en faveur de Barack Obama) et tout restait possible. Or, le 7 juin 2008, Hillary Clinton annonçait qu’elle se retirait de la course à la présidence et qu’elle soutiendrait à l’avenir son rival.
Des analystes, de gauche comme de droite, eurent alors l’outrecuidance de tirer des conclusions de la concomitance de cette décision et de la participation des deux candidats à l’assemblée bilderbergienne. On les disqualifia en les traitant de conspirationistes et de délirants.
Se pourrait-il qu’un certain nombre de journalistes français soient atteints du même mal ? Il s’en est trouvé en effet quelques un pour relever que Herman Van Rompuy, qui a fait une intervention devant le Groupe de Bilderberg le 15 novembre dernier, a été nommé le 19 premier président de l’Union européenne… Il ne s’agit que d’une simple coïncidence nous dirons les biens-pensants. De même, ce n’est sans doute que par simple coïncidence que, lors de son premier discours comme président, le 19 novembre, Rompuy ait déclaré que « 2009 est la première année de la gouvernance mondiale, avec la création du G20 en plein milieu de la crise financière mondiale. Le conférence sur le climat à Copenhague est un autre pas fait vers une gouvernance mondiale de notre planète ». La gouvernance mondiale, étant, pour ceux qui l’ignoreraient, le projet central du Groupe de Bilderberg.
Et comme pour confirmer encore plus son engagement mondialiste Herman Van Rompuy n’a pas caché qu’il militeraient pour la création d’une fiscalité européenne en se servant de l’alibi écologique pour faire accepter par tous cette initiative… Quant à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, là aussi Van Rompuy sera un laquais consciencieux des intérêts mondialistes, n’a-t-il pas déclaré : « L'élargissement à la Turquie n'est en rien comparable aux précédentes vagues d'élargissement. La Turquie n'est pas l'Europe et ne le sera jamais. Le fait est que l'adhésion d'un grand pays islamique comme la Turquie entraînera une dilution des valeurs universelles sur lesquelles l'Europe repose. (…) Mais il n'est encore jamais arrivé que des négociations n'aboutissent pas à l'adhésion de l'État en question à l'Union européenne et cela n'arrivera pas non plus cette fois. »