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Lundi, 8 Décembre 2014
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Livre : Parution : Histoire de l’Action française, des origines à 1945
Rédaction
Histoire :: France
« Ce livre fait voler en éclats la thèse
éminemment contestable
des racines maurrassiennes
du fascisme hitlero-mussolinien… »


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Les éditions Déterna viennent de rééditer Histoire de l’Action française, des origines à 1945, le livre introuvable de Louis Truc et Lazare de Gérin-Ricard. L’écrivain et journaliste Aristide Leucate, spécialiste du mouvement royaliste, a répondu aux questions de Fabrice Dutilleul à cette occasion.

Que penser de la réédition aux éditions Déterna de cette fameuse Histoire de l’Action française, des origines à 1945 ?

Publiée pour la première fois aux Éditions Fournier-Valdès en 1949, devenu, depuis, un classique, mais introuvable pendant longtemps, cet ouvrage a la particularité d’avoir été écrit par deux acteurs directs du mouvement, en même temps qu’ils furent les témoins privilégiés de sa riche et tumultueuse histoire.

Qui sont les auteurs ?

Louis Truc, journaliste, essayiste et poète français, tout en militant à l’AF, collabora au journal Aspects de la France et signa des chroniques judiciaires dans Rivarol, sous le pseudonyme de Sacher Basoche. Il fut le fils de Gonzague Truc, proche des milieux d’AF, décédé, quasi-centenaire, un an avant son fils, en 1972. Le second auteur, Lazare de Gérin-Ricard, avait vingt et un an, lorsqu’il co-rédigea ce livre. Militant de l’AF, il collabora au journal royaliste et mena une carrière de journaliste à Marseille.

Quel est l’intérêt de cette Histoire de l’Action française, des origines à 1945 ?

Échafaudée comme un roman d’aventures, Elle se veut d’abord politique et militante. En cela, elle est parfaite pour tout jeune camelot du roi qui y trouverait une agréable récréation destinée à exalter une bouillonnante ardeur militante. D’ailleurs, pour son édification, l’évocation, haute en couleur, de ses lointains prédécesseurs, mérite le détour. De plus, s’adossant aux vives descriptions de Léon Daudet, son deuxième chapitre, expose les portraits en pied de Charles Maurras et Jacques de Bainville et brosse les théories fondamentales qui soutiennent la doctrine d’AF, notamment, le mal démocratique, les « quatre États confédérés » et ce « système de gouvernement le plus souhaitable, celui que résume la vieille formule : “le Prince en son Conseil, le Peuple en ses États” ». Quelque peu hagiographique et non dénuée de parti pris, cette Histoire de l’AF ne peut prétendre être autre chose qu’un témoignage, un document pour servir l’histoire (ainsi que l’indique l’intitulé de la collection).

Rétrospectivement, les auteurs ne dédouane-ils pas Charles Maurras, de sa prétendue et infâmante « intelligence avec l’ennemi » entre 1940-1945 ?

Incontestablement… et (faut-il le répéter incessamment), elle fait voler en éclats la thèse éminemment contestable des racines maurrassiennes du fascisme hitlero-mussolinien défendue par l’historien Ernst Nolte (et, dans une certaine mesure, par Zeev Sternhell). Les deux auteurs, proches du Martégal, réaffirment sa germanophobie viscérale autant que son indépendance à l’égard du régime de Vichy ; s’obstiner alors dans la reductio ad hitlerum relève tout simplement de la mauvaise foi, voire de l’intention de nuire.

De nombreuses illustrations ont été ajoutées par l’éditeur dans cette nouvelle édition…

Oui, cet intéressant appareil iconographique agrémente l’ouvrage de scènes marquantes ou plus anecdotiques de la vie d’AF. Ainsi, on a plaisir à retrouver, illustrant le prologue, la fameuse affiche parue dans le journal L’Action française, trônant aujourd’hui dans les locaux de la rue Croix-des Petits-Champs, qui vente le « roman (inédit) de l’espionnage allemand », écrit par Léon Daudet, La Vermine du Monde. Tout un programme, pour l’époque ! Et, non sans une certaine émotion, le livre s’achève sur la reproduction de la Une d’Aspects de la France assénant « Maurras est mort ». La fin d’une époque. Celle qui donna à la France du XXe siècle, la plus prestigieuse école de pensée de son temps et à celle du XXIe, un patrimoine littéraire et doctrinal à entretenir par un enseignement toujours renouvelé. Un riche passé intellectuel au service d’une promesse politique.

Le livre

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