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Jeudi, 6 Octobre 2005
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La Métaphysique du national-bolchévisme
Alexandre Douguine
Théoriciens :: Douguine
1. Les ennemis de la societe ouverte

Pour comprendre la cohérence philosophique de l'idéologie national-bolchevique qui exerce de plus en plus d'influence sur la jeunesse contestataire et non-conformiste en Europe et surtout en Europe de l'Est et particulièrement en Russie, il faut absolument lire le livre fondamental de Karl Popper "La société ouverte et ses ennemis". C'est ce livre et non pas les écrits de Niekisch, Oustrialov ou Thiriart qui aide le plus à dégager les traits essentiels de la théorie "métaphysique" du courant en question. Les intérêts des théoriciens mêmes du national-bolchevisme historique se situaient plutôt dans le domaine de la politique concrète alors que les doctrines purement philosophiques n'étaient pas majoritairement élaborées par eux, sauf en cas de nécessité.

Popper a développé de son côté la typologie fondamentale pour notre sujet. Selon lui l'histoire de l'humanité et l'histoire des idées se divisent en deux moitiés (inégales d'ailleurs). D'un côté il y a les partisans de "la société ouverte", qui représentent pour lui la forme de l'existence normale des individus rationnels (tels sont pour lui tous les hommes) qui basent leurs comportements sur le calcul et la volonté personnelle supposée libre. L'ensemble de tels individus doit logiquement former la "société ouverte" essentiellement "non totalitaire", étant donné qu' ici manque définitivement l'idée unificatrice quel que soit le système des valeurs à caractère collectiviste, supra-individuel ou non-individuel. "La société ouverte" est ouverte précisement en raison du fait qu'elle ignore toutes les "téléologies", les "absolus", les différences typologiques établies, et donc qu'elle ignore toutes les limites qui relèvent du domaine non-individuel et non-rationnel (suprarationnel, arationnel ou irrationnel, ce dernier terme étant plus fréquent chez Popper lui même).

De l'autre coté, il y a le camp idéologique des "ennemis de la société ouverte" où Popper inclut Heraclite, Platon, Aristote, les scolastiques, ainsi que la philosophie allemande de Schlegel, Fichte, mais surtout Hegel et Marx. Karl Popper trace l'itinéraire de la pensée de ces "ennemis de la société ouverte", montre l'unite essentielle de leurs approches aux problèmes principaux et dégage la structure de leur Weltanschauung commune dont les traits caractéristiques sont la négation de la valeur intrinsèque de l'individu, d'où découle le mépris pour la rationalité autonome et la tendance à soumettre l'individu et sa raison aux valeurs "non-individuelles et non-rationnelles" ce que aboutit toujours et inévitablement selon Popper par l'apologie de la dictature et le totalitarisme politiques. Popper arrive a la conclusion que "les ennemis de la société ouverte" dans le domaine philosophique ne sont que les cerveaux médiocres achetés par les tyrans politiques dont la célébrité est due a la manipulation des responsables des régimes totalitaires.

Karl Popper met dans son exposé les points sur les "i", montrant clairement l'unité profonde métaphysique des idéologies apparemment contraires -- par exemple, le communisme, le fascisme, le racisme, le conservatisme centraliste. Toutes sont unies par le rejet radical de "la société ouverte" et les fondements anthropologiques et philosophiques sur lesquels celle-ci se base. Pour Popper le totalitarisme de Staline s'explique parfaitement par la doctrine de Marx qui est provenu directement de Hegel qui a son tour était l'héritier d'Artistote, Platon et Heraclite, le fondateur ideologique "du parti de guerre" éternel. La même voie est tracée pour la génèse du fascisme européen -- les mêmes Heraclite, Platon, Aristote et Hegel. De Hegel la ligne magistrale passe non pas a travers Marx, mais a travers des hegeliens de droite jusque Stapel, Spengler, Gentile et le raciste Rosenberg.

Evidemment les communistes orthodoxes comme les représentants de l'extrême droite conventionnelle (fasciste ou pas) sont toujours prêts a nier l'analyse de Popper en rejetant dédaigneusement les rapprochements tant scandaleux pour eux. Les marxistes considèrent les hegeliens de droite comme les "ringards" et les "récupérés" par les réactionnaires. La Droite rejette le marxisme comme le produit "du complot" subversif.

Les nationaux-bolcheviques de leur côté acceptent absolument et sans réserves la vision dualiste de Popper et sont totalement d'accord avec sa classification. Mais en revanche ils se considèrent eux-mêmes comme les ennemis convaincus, conscients et résolus de "la société ouverte". Toute la généalogie de la pensée du "parti de guerre" d' Heraclite jusque Hegel et de lui menant directement a Marx et à Spengler est l'héritage légitime des NB. Ils sont les néo-hegeliens qui refusent dans le même temps la division entre les hegeliens de droite et de gauche. Ils rejettent d'une maniere absolue "la société ouverte" et ses fondements philosophiques -- c'est-a-dire la primauté de l'individu, la valeur de la pensée rationnelle, le libéralisme progressiste en matière sociale, la démocratie égalitariste numérique atomique, la critique libre, la Weltanschauung cartésienne/kantienne, bref toute la séparation insurmontable entre le sujet et l'objet qui est le fondement général philosophique de tous les humanistes et rationalistes. Ils revendiquent en revanche tout le contraire. Contre l'idéalisme subjectif (moral et irresponsable) et le matérialisme aussi subjectif (positiviste dans la science, pratique dans la vie quotidiennne) qui sont deux bases de la société moderne laique enracinée dans les Lumières et la Révolution Francaise, les NB affirment l'idéalisme objectif (étatique, national, révolutionnaire, communautaire) et le matérialisme objectif (mobilisateur et réaliste), en refusant en même temps de faire le choix entre ces derniers concepts (surtout au niveau politique).

Le premier principe philosophique du NB est le refus de Kant. Leur identité idéologique se définit par cette pierre d'achoppement. Celui qui accepte la Weltanschauung cartésienne/kantienne, celui là est par ce fait même "l'ami de la société ouverte". Tous les autres sont ses ennemis. Mais pour le NB la grande erreur des droites et des gauches historiques consiste dans le fait de tomber dans le piège du sectarisme ou l'identitarisme véritable des ennemis nés de la société ouverte qu'ils referment sur eux mêmes dans la forme aliénée et fracturée, dans la version sectaire qui provoque toujours "la guerre civile fratricide" entre les représentants des deux branches de la meme Weltanschauung. Grâce à cette ignorance, à l'imperfection de la conscience claire des racines profondes de sa propre pensée "les ennemis de la societe ouverte de gauche" s'alliaient tant de fois avec les défenseurs de cette société sous le prétexte superficiel de "front commun contre la Droite". La même remarque vaut pour "les ennemis de la société ouverte de droite" -- l'idéalisme subjectif de certains "conservateurs" (toujours libéraux) les poussaient a conclure des alliances contre-naturelles avec ces derniers, en s'aliénant ainsi de ses racines véritables.

2. Le Non-humain, l'Irrationnel, le Destin

Popper montre d'une manière convaincante que toutes les formes des doctrines idéologiques des "ennemis de la société ouverte" ont pour axe l'idée de l'Irrationnel ce que équivaut pour Popper au refus de considérer comme la réalité primordiale, la Raison humaine critique et les conséquences humanistes de la doctrine philosophique kantienne. L'Irrationnel est aussi l'Essence, le But, le Destin. C'est quelque chose qui va contre la liberté de chaque homme d'être l'homme et rien d'autre. Cette liberté concentre en soi toute la rationalité pour Popper et sert comme base à la construction de la veritable société ouverte où il n'y aura aucune autre mesure que l'Homme.

Si les marxistes ou les conservateurs en justifiant leurs positions idéologiques insistent sur la rationalité et l'humanisme de ces idées, en essayant de réfuter les accusations des libéraux positivistes similaires à Karl Popper, les NB cette fois aussi acceptent ses conclusions et reconnaissent volontiers l'orientation a-rationelle et meme non humaine de leur propre doctrine. Ici les ouvrages des traditionnalistes comme Julius Evola et René Guénon aident beaucoup, parce que leurs études sur l`essence non-humaine et suprarationnelle de la Tradition decouvrent la véritable structure du Sacré qui inspire finalement tous les tendances contraires à "la société ouverte". Guénon est le point final du développement historique de l'idéologie anti-humaniste et anti-moderne qui vivifiait toujours les conservateurs (ou plutot les "révolutionnaires conservateurs") historiques à partir de Platon. On ne peut être plus à droite que Guénon qui rejette toute l'époque moderne comme "la déviation totale" et prévoit le bouleversement eschatologique et la fin du monde pour toute l'humanité qui en construisant sa "société ouverte" n'a construit en vérité rien d'autre que "L'Enfer terrestre". Ce que Popper veut extirper des textes de Hegel pour démasquer son anti-humanisme latent, Guénon et Evola l'écrivaient ouvertement noir sur blanc. Tout est là -- l'appel au facteur Non-humain, le rejet total de la valeur de la raison et de l'individu, l'affirmation de l'inégalité naturelle des hommes, l'appel a la société hiérarchique, la reconnaissance du Destin inévitable de la civilisation et du cours predestiné de l'Histoire etc.

Il est intéressant dans ce contexte de mentionner le fait que Evola a influencé dans une certaine mesure le fascisme italien et quelque peu le national-socialisme allemand, tout en étant dans sa jeunesse lui-même très influencé par Hegel dont les traces se retrouvent facilement dans ses premiers livres philosophiques. Hegelien etait aussi Gentile, l'autre théoricien du fascisme. Mais Evola en suivant Guénon est allé plus loin que Gentile ou les autres hegeliens de droite et est arrivé aux formulations extrêmes des maximes traditionnalistes.

Quoiqu'il en soit, que les fascistes sont les ennemis de la société ouverte est hors de doutes et la provenance de leurs idées de la philosophie non-humaniste et classée (a juste titre) par Popper "non-rationnaliste" (Heraclite, Platon, Hegel, Spengler etc.) est certaine. Leur idéalisme est toujours objectif -- chez eux "l'Athman se coincide toujours à Brachman", et le moi indiviudel se dissout dans le Soi non-individuel sous telle ou telle forme -- le mythe de Nation, de l'Eglise, de l'Etat, de la Race, de l'Empire, de Surhomme et de la Tradition. "Noumène", "Ding an sich" est pour les fascistes le facteur concret et central de leur existence qui s'identifie avec l'essence nouménique par le fait héroique d'accomplissement du Destin où l'individuel se fond dans l'Absolu. L'opération de transformation "théurgique" de "Ding-an-sich" en "Ding-fur-mich" qui represente pour Hegel l'essence du passage de la raison discursive vers l'Intellect dialectique est au centre de la "praxis" spécifiquement fasciste. Cet idéalisme objectif et "extrémiste" écrase, bien sur, le "petit idealisme" modéré et subjectif des personnages de la "société ouverte" de Popper, parce que la dynamique de la réalisation du Destin par chacun fait apparaître les différences hierarchiques ce qui provoque a son tour la domination des forts sur les faibles et les braves sur les timides, en limitant considérablement les libertés individuelles et la portée des conclusions rationnelles des "citoyens moyens".

Le cas des communistes et des marxistes est un peu différent. La version marxiste de la doctrine hegelienne propose une forme d'un idéalisme quelque peu particulier -- ayant pour axe la classe prolétarienne et affirmant la Weltanschauung matérialiste. Selon Popper il s'agit de la même tendance totalitaire visible déjà dans Heraclite et Platon, mais revétu dans une nouvelle forme conceptuelle,: le Destin universel (donc l'essence) s'identifie au communisme, la dialectique du processus historique oeuvre par les rapport productifs, le sujet central de l'accomplissement du Destin est le Soi collectif de la classe ouvriere etc. En d'autres termes la structure de la doctrine non-humaniste reste la même et derrière la différence du langage et la particularité des accents transparaissent les traits du même ennemi de la société ouverte parce que le Soi collectif de la classe n'est rien d'autre que la nouvelle version de la caste dominante ou de la contre-élite (selon Pareto) arrivée au pouvoir par la voie révolutionnaire et aussi parce que le "matérialisme objectif" totalitaire et universel écrase le "petit matérialisme subjectif" de l'homme moyen ("l'homme humanitaire"), en l'obligeant à renoncer à ses intérêts individuels au nom des intérêts collectifs, au nom du Destin, au nom de la Cause (irrationnelle pour Popper). L'experience de l'URSS montre que Popper avait absolument raison en considérant la doctrine communiste comme la doctrine irrationnelle et non-humaniste parce que l'Etat sovietique était en réalité la société totalitaire privée totalement des aspects propres à la société ouverte. Cette ressemblance du communisme marxiste avec le modèle conçu par "le parti de guerre métahistorique" ("la guerre, selon Heraclite, est le père des choses") n'est pas due seulement a l'influence de Hegel qu'a exercée sur le jeune Marx. Si on regarde de plus près les doctrines des prédécesseurs de Marx -- les socialistes utopistes (Saint-Simon, Fourrier, Leroux, Cabet, l'auteur de terme "communisme" etc.), mais aussi ses parents lointains Tommaso Campanella, Giordano Bruno, Thomas Moore etc. on voit que les motifs purement irrationalistes, plein des réminiscences platonistes et des appels eschatologiques/téléologiques sont abondants chez eux. Finalement le courant socaliste des origines était le mouvement fortement spiritualiste et même occultiste, et ce n`est pas par hasard qu'on retrouve chez les penseurs de l'école socialiste des noms comme Eliphas Levy, Fabre d'Olivet, Saint-Yves d'Alveidre etc.

L'héritage idéologique des fascistes et des communistes du XX siecle est commun non seulement dans le cas de Hegel.mais aussi pour Georges Sorel, Theodore Reuss, Vilfredo Pareto, Proudhon, les illuminés et les occultistes européens sont les noms qui peuvent être revendiqués par les deux camps des "ennemis de la société ouverte". Ce n'est pas par hasard non plus que le maître spirituel de Rene Guénon même était Ivan Agueli le socialiste suédois et son initiateur maçonnique -- Theodore Reuss lui-même, l'occultiste, le maçon, l'agent des services secrets allemands et l'idéologue de l'anarchisme.

Finalement la nature vértitable du communisme -- mystique, irrationnelle et héroique -- était mieux comprise par Popper que par les autres esprits occidentaux qui étaient hypnotisés par le langage pseudo-humaniste de certains marxistes et par leurs appels a l'héritage de la Révolution Francaise et des Lumières qui doivent être comprises "dialectiquement" comme "la négation de la négation".

La nature de cette réalite Non-humaine qui se situe comme le centre des doctrines des "ennemis de la société ouverte" et qui pousse les hommes à réaliser leur Destin mystique peut varier selon le cas. Parfois c`est la Nation, parfois, l'Etat, parfois, l'Empire, parfois la Justice, parfois la Classe, parfois la Foi. Les différences dans ce camp là peuvent être très grandes. Mais le fait reste qu'ils sont en même temps nulles par rapport à la Grande Différence qui sépare les ennemis de la société ouverte en general de ses defenseurs. On peut affirmer que l'on est ici en présence de deux formes de la différence. D'un côté "les idéovariations" et de l'autre côté, des "mixovariations". Les doctrines des ennemis de la société ouverte sont homogènes au fond et proviennent toutes ensemble d'une et même source, tout en étant extrêmement différentes entre elle mêmes. Les doctrines quelles qu'elles soient des défenseurs de la "société ouverte" restent pour eux toujours profondement étrangères. Et cette dernière considération explique pourqoi il y a des querrelles aussi brutales et puissantes au sein d'une même famille politique -- gauche ou droite. Sous la nomination de la Gauche et de la Droite se cachent invariablement deux réalités idéologique hétérogènes et irréconciliables -- celle provenant des "amis de la société ouverte" (a gauche ce sont les sociaux-démocrates, les démocrates-chretiens, les "progressistes", les réformistes etc.; a droite ce sont les conservateurs classiques, les libéraux, les républicains etc.) et celle provenant de ses ennemis (à gauche ce sont les anarchistes, les communistes et l'extrême gauche; a droite -- les fascistes, certaine "extreme droite" traditionnaliste etc.)

Car Popper comprend parfaitement lui-même quand il cite pour soutenir sa thèse la critique de Hegel par Schopengauer qui, tout en étant à droite politiquement peut quand même être inscrit dans le camp des défenseurs de la société ouverte tant son "idéalisme est subjectif" et par celà "humain".

3. La métaphysique de la Nation

La Nation est certes une idée moderne et il suffit de renvoyer le lecteur a ce propos aux oeuvres de Julius Evola ou cette thèse est amplement developpée. Mais en même temps, la conception de la Nation possède en soi une certaine dimension qu' Evola (et les traditionnalistes qui le suivaient) a méconnu. On peut dire que dans la Nation se sont conservées les dernières traces de ce que Ferdinand Tonnies appelait "Gemeinschaft", c'est-à-dire la communaute organique comme le contraire de la société atomique purement numérique et profane. On peut affirmer que la Nation c'est la dernière forteresse de la communauté devant l'expansion progressive de la société ("Gesellschaft"). On peut regarder l'apparition des nations historiques de la gauche -- comme la transition de l'ordre traditionnel féodal et impérial vers l'Etat bourgeois et profane. Mais en même temps vu de droite, la Nation c'est la dernière limite qui sépare la forme de l'existence collective qualitative de celle purement quantitative, dont la conception achevée est présente dans le modèle
de l'Etat Mondial et essentiellement supranational. La nation n'est pas la communaute ethnique ou religieuse homogène et ne se fonde pas sur le système des castes traditionnelles chères aux traditionalistes radicaux et aux ethnistes. Mais elle n`est pas non plus le conglomérat des unités quantitatives qui se rassemblent dans l'espace artificiellement construit et privé de toute la direction intégrante -- de tout Destin à l'exception de l'économie fondée sur l'idéologie marchande et radicalement individualiste.

Aujourd'hui il est évident que l'Etat Mondial conçu comme le Marché Mondial n'est pas la perspective lointaine ou chimérique parce que cette doctrine libérale devient peu a peu l'idée gouvernante de notre civilisation. Et celà présuppose la destruction finale des nations comme des restes de l'époque passée, comme le dernier obstacle devant l'expansion irreststible du mondialisme. Mais la doctrine mondialiste est la forme parfaite et achevée du modèle de "la société ouverte". C'est la raison pour les ennemis de cette société de soutenir tout ce qui va contre elle, en essayant parallèlement de ramener la conception utilisée au niveau plus élevé et plus radical, vers les cimes vertiginaux de l'Irrationnel. La métaphysique de la nation se fonde sur ce raisonnement.

Le nationalisme des NB est le nationalisme mystique qui affirme l'existence de certains êtres non-individuels qui représentent l'essence du collectif national par delà les temps profanes. Herder écrivait que "les peuples sont les pensées du Dieu". La doctrine chrétienne des sources judaiques affirme de son côté que tous les peuples ont l'Ange pour leur centre qui les guide et les illumine, dont les contours apparaissent dans le cours de l'histoire nationale. Pour justifier l'identification du peuple avec nation on doit faire abstraction de la conception jacobine d'Etat-Nation dont la structure est beaucoup plus profane que l'idée du peuple. Donc au niveau métaphysique il est légitime de considérer l'être de la nation comme l'identité de son Ange qui fait partie de la hierarchie des pouvoirs célestes et ontologiques. De celà suit que la participation dans l'être de la nation pour chaque membre équivaut a son identification effective (partielle ou complète dans les cas extrêmes) avec sa réalité ontologique. En s'unissant au peuple, l'homme devient "la pensée de Dieu", sort des conditions individuelles, passe un nouveau degré de l'existence.

L'Ange du peuple, étant suprarationnel, n'est pas quelque chose de vague, de confus, d'émotionnel. C'est la réalité intellectuelle qui montre ses traits sous l'apparence du passé national, en se reflétant dans les changements religieux, politiques, spaciaux et culturels d'un et même collectif organique. Mais s'Il se montre a travers tout ça, Il ne coincide avec rien de tout ça. L'être de la nation possède sa propre histoire suprarationnelle ou cet être réalise ses aspects differents dans les domaines sociaux différents, ne s'dentifiant jamais avec aucun institut religieux, politique ou culturel qui d'aillieurs proviennent de cet être ou sont au moins profondement transformés par lui. C'est pourquoi on peut "rationaliser" cet Ange, obtenir une idée approximative de lui et non seulement sentir sa présence dans l'ambiance nationale actuelle, passée ou historique, mais essayer de le "saisir" intellectuellement.

Jusqu'à une certaine periode la figure humaine et sociale la plus proche de la nature de cet Etre national était "le Roi", qui représentait la concentration ontologique de l'être national dans l'apparence de l'homme qui était en même temps plus que l'homme. Cet aspect se traduisait par le sacre du Roi dans les sociétés traditionnelles. Le Roi seul s'identifiait a l'Ange de la Nation d'une maniere personnelle et en quelque sorte individuelle, le reste du peuple participait dans la même réalité par l'intermédiaire des instituts differents -- religieux, politiques, juridiques etc. Or meme pour le citoyen moyen la possibilite de la participation directe dans l'être de la Nation était parfois ouverte dans les périodes critiques -- les héros nationaux de guerre -- ou par les voies de l'ascèse personnelle -- les saints nationaux. A partir de quelque moment la structure sacrée de la société a été abolie et l'identification personnelle du Roi est devenue impossible. Mais ce fait n'a pas anéanti l'être de la Nation, parce qu'il n'a pas détruit la nation elle-même. C'est la forme de la participation et de rationalisation qui s'est changée. Et quand l'idée de la nation devenait puissante et opérative, même dans les sociétés laiques et non-monarchistes, la figure symbolique du Personnage Central de la nation, du Prince-Ange réapparaissait invariablement.

La métaphysique de la nation ne depend pas des conditions historiques de tel ou tel peuple. Elle reste toujours présente et inchangeable. C'est sur cette idee que les NB par contraste avec les traditionnalistes "académiques" ou "pessimistes" construisent leurs doctrines idéologiques. La révolution nationale reste toujours possible jusqu'à la mort définitive de la nation, jusqu'à l'anéantissement total du peuple. Et le fondement de cette Revolution est la possibilité (théoriquement toujours ouverte) de réaliser la nature ontologique de la nation dans l'avant-garde nationale -- spirituelle, politique, ideologique. Il s'agit non des efforts purement humains, il s'agit de la "resurection de l'Ange", du réveil de la force suprahumaine qui dort à l'interieur des peuples. C'est la provocation théurgique d'en-bas des puissances d'en-haut. C'est la raison pour laquelle au centre des mouvements nationalistes se trouvent invariablement les milieux ésotériques. Il suffit de rappeler le groupe UR d'Evola lui-meme ou les loges ariosophistes en Allemangne pré-nationale-socialiste.

La Révolution Nationale présuppose la réalisation de "l'angelomorphose" virtuelle dont le porteur est chaque homme en tant que le membre de la communauté organique. Donc on peut parler ici de la véritable métaphysique au niveau collectif aussi bien qu'au niveau de la réalisation individuelle.

4. La métaphysique du bolchevisme

Si la Nation est l'idée seulement "moderne", l'idée du bolchevisme doit être percue comme essentiellemnt antitraditionnelle. C'etait d'ailleurs l'avis de la majorité des traditionnalistes. Mais malgré tout l'opposition claire de la dotrine communiste par rapport a la société ouverte et l'irreductibilité historique du communisme soviétique au capitalisme (l'échec reconnu des partisans de la théorie de la convergence) nous oblige à faire la révision sévère de cette attitude anticommuniste classique propre aux auteurs antimodernes et antihumanistes.

L'explication plus simple de l'utilisation du terme "bolchevisme" dans l'appelation NB évoque l'influence concrète du nationalisme russe exercée sur les idées marxistes au cours de la Révolution d'Octobre. Grâce aux études de Agoursky ("LIdéologie du national-bolchevisme") cette thèse est aujourd'hui hors de doute. D'ailleurs les mêmes idées etaient lancées par l'aile gauche de la Revolution Conservatrice allemande -- surtout Moeller van den Bruck et Niekisch. Mais cette considération historique (tout en étant vraie et juste) explique peu et réduit toute la valeur du terme "bolchevique" à la réalité du terme "nation" avec l'atténuation révolutionnaire et l'apparence de la radicalité. Peut être, certaines personnes se réclamant du NB s'arrêtent effectivemenet la. Mais tout ça n'a rien à voir avec la véritable nature idéologique et métaphysique de la synthèse national-bolchevique.

On pose souvent la question: "Le fascisme est-il à droite ou à gauche?" Mais personne a notre connaissance n'a pas posé cette question: "Le communisme, est-il vraiment a gauche?" C'est à tort qu'on ne le fait, tout le monde restant sous l'hypnose de la rhétorique des communistes eux-mêmes. L`idéal des marxistes de la branche hegelienne ou les marxistes-léninistes authentiques (non(révisionistes ou bernsteiniens)) n'a rien à voir avec les valeurs humanistes et libérales qui sont comme la marque caractéristique de la gauche. La philosophie marxiste par ses origines hegeliennes reste "irrationnelle", "totalitaire" et se fonde sur la négation totale (quoique dialectique) de l`état normal de l'humanite actuelle, dont la mentalité est jugée (très a la Hegel) "quotidienne", "fausse" et destinée à être anéantie dans le processus de la Révolution Totale. Le facteur Non-humain se donne à sentir dans le communisme (soviétique ou non) dans la mesure mille fois plus grande que dans les expériences modestes du fascisme -- dans le domaine de culture et dans le domaine social. Si on compare entre elles la société fasciste et la société communiste en essayant de mesurer où le degré maximum de l'antithèse par rapport a la société ouverte a été atteint, on arrive a la conclusion que les communistes ont dans ce sens les succès incommensurablement les plus grands.

On doit chercher cette particularité du communisme dans les doctrines mêmes des ses idéoloques -- Marx, Engels, Lenine, Trotski, Luckacs etc. Si on ignore la manière pseudo-progressiste et pseudo-humaniste des discours des pères-fondateurs du communisme, on appercoit clairement que leur Weltanschauung possédait toujours une dimension mystique très forte, parce qu' ils prévoyaient tous le changement radical de toutes les proportions anthropologiques, gnoséologiques, et même ontologiques au cours de la réalisation de ses projets révolutionnaires. Derrière les calculs économiques et les slogans pragmatiques se cache une doctrine purement eschatologique qui a pour centre l'action globale théurgique comme l'accomplissement final de l'histoire humaine avec l'avènement de l'Homme Nouveau (ce terme est essentiellemnt initiatique). Cette eschatologie communiste était transparente chez les socialistes-utopistes, mais elle imprègne aussi fortement le raisonnement de Marx et de Lenine eux-mêmes, quoique enveloppée dans le discours pseudo-scientifique et social. Donc on peut parler sans guillemet de la métaphysique communiste ou bolchevique.

Cette métaphysique provient de l'application de la doctrine de Hegel (qui est la doctrine eschatologique liée cette fois à l'Etat et la Nation) au domaine de la pratique matérielle et sociale. Mais l'échange de l'idéalisme absolu et objectif contre le matérialisme aussi absolu et aussi objectif ne touche pas le sens du système idéologique parce que l'Esprit et la Matiere sont deux concepts qui dans la philosophie moderne sont interchangeables, surtout après la précision de Hegel au debut de sa "Grande Logique" que "L'Etre et le Neant ne font qu'une et même chose". On peut considérer la matière comme l'antithèse de l'Esprit, mais pour la dialectique la négation est l'action positive parce qu' elle complète jusqu'à plénitude parfaite et synthétique la thèse. Dans cette optique passer de la Matière à l'Esprit est tres facile, ayant en vu non les noms vulgaires utilisés par "la conscience quotidienne", mais les conceptions métaphysiques correspondantes. Pour ceux qui auront peut être de la difficulté à reconnaitre ce fait on peut rappeler le cas de la Prakriti indoue, la conception équivalente à l'idée de la Premiere Matière, mais cette Prakriti est considérée dans l'école ésotérique, initiatique et yogique (donc autenthiquemenet traditionnelle) de Sankhya comme le niveau le plus haut de la réalisation spirituelle en étant par delà les trois mondes manifestes, appartenant au domaine des Principes métaphysiques non-manifestes.

La dialectique de Hegel, pleinement acceptée par Marx et Lenine, reflète dans le langage profane et très souvent incorrect la strucure de la doctrine initiatique traditionnelle.

Cette doctrine qui se retrouve dans toutes les traditions ésoteriques affirme qu'au commencement du monde se trouve le processus de l'aliénation de l'Etre Pur ou du Principe qui sort de son Unité. De cette aliénation naissent "les êtres secondaires" doués de "la conscience souffrante" et de la nostalgie des origines. Grace au processus initiatique, ces êtres secondaires et séparés du Principe, (aliénés, humiliés et exploités par le goufre les séparant de l'Etre Pur) restaurent leur condition primordiale, vainquent l'aliénation, en niant la négation, et arrivent a l'état de la plénitude eschatologique tout en gardant conscience de l'histoire de leurs épreuves dans le labyrinthe de l'aliénation. A partir de ce moment ils appartiennent au monde nouveau et sont eux-même les Hommes Nouveaux chez lesquels l'objectif et le subjectif se coincident.

Ce scenario etait appliqué par Hegel aux réalites historique en conformité avec le langage habituel de son époque et de son mileu. Pour Hegel "L'Idee Absolue" s'aliène et devient l'histoire, en s'identifiant a "Esprit du Monde" (Weltgeist). C`est la phase qui correspond à "la chute des énergies divines" dans les doctrines initiatiques. Par une opération dialectique (dont la phénomenologie -- décrite par Hegel dans sa "Phénomenologie de l'Esprit" -- rappelle très vivement celle du changemenet du niveau, propre à toute initiation, la sortie de la dualité de la "conscience quotidienne", donc essentiellement profane) les hommes arrivés à une certaine période historique finale changent le cours de l'aliénation originelle et transforment le "Weltgeist" (Esprit du Monde) en "Neue Geist" (Esprit Neuf - - ce terme est typique pour la designation de l'initié) ce que se reflète par l'apparition du Regnum eschatologique, l`Empire des initiés dont les conditions de la vie ne seront plus celle du monde séparé de la Source. C'est l'idée de la communauté angélique. Hegel voyait le germe de cet Empire de la Fin dans l'Etat Prussien, l'Etat eschatologique par exellence, une sorte de "Troisième Rome" ou "Troisième Reich".

Les marxistes ont élargi cette doctrine de l'Etat Prussien eschatologique a l'humanité toute entière, pronant la Révolution Mondiale et en individuant la forme substantielle de l'aliénation dans le système capitaliste. Le processus "initiatique" qui chez Hegel devait se dérouler dans le niveau des intellectuels "scientifiques" prussiens au service de la monarchie, dans le cas des marxistes était transposé dans la politique activiste et le choix pour instrument central de la classe prolétarienne identifiée à l`état-limite de l'aliénation des "êtres secondaires" (les énergies sorties de l'Absolu au commencemenet) qui logiquement devraient dorénavant être en avant-garde de la "restauration initiatique"; "des derniers devîennent les premiers". L'élimination des bourgeois et des autres classes exploitatrices avait ici pour fonction la desctruction des forces mystiques-sataniques qui sortent et font obstacle à l'initiation souvent par le fait même qu'ils nient l'aliénation, veulent tromper "la conscience malheureuse" par l'occultation de la vérité de la Chute Originelle. Les idéalistes subjectifs étaient considérés par les marxistes-leninistes comme les ennemis gnoséologiques encore pires que les capitalistes ou gendarmes. L'acharnement même des communistes contre certains types de philosophie -- surtout contre les neo-kantiens -- montre parfaitement jusqu'à quelle mesure ils étaient conscients des fondements métaphysiques de leur Weltanschauung.

On peut citer ici aussi la vénération des communistes devant les cathares, Giorordano Bruno, Compannella et les autres courants initiatiques et eschatologiques, la vénération qui ne contredisait en rien leurs matérialisme et athéisme proclamés. (Sur tout cela voire Normann Cohn ("Les fanatiques de l'Apocalypse"et I.Schavarevic "Le socialisme comme le phénomène de l'hisoire mondiale" -- deux auteurs se situent sur la position contraire a celle de NB, mais donnent l'analyse correcte du sujet en question.)

Les NB revendiquent donc cet aspect du communisme, cette nécessité de l'initiation radicale, en reconnaissant surtout chez les marxistes la volonté de donner à ce processus la dimension de la pratique totale et absolue dont les résultats seront réels seulement dans la transfiguration de la matière elle même et des conditions cosmiques.

Les hegeliens de droite tembent souvent dans la piège de l'abstraction, du verbalisme, de l'impuissance pratique. Plus que cela chez Hegel lui-même il ya les aspects sinistres où il pretend résoudre certains problèmes de la nature initiatique dans les termes éthiques, esthétiques ou culturels. Tout ça est le côté parodique de la doctrine hegelienne, le coté que Guenon a appelé sa philosophie "le satanisme inconscient". Les marxistes évitent cette forme de parodie, en sentant très vivement la fausseté de cette solution "culturelle" ou académique du problème tant primordial. Ils insistent sur la transfiguration concrète et palpable de la réalité par l'intermédiare des changements sociaux et le choix du facteur social dans leurs doctrines montre leur intuition profonde de la nature "magique" et "Sacrée" du pouvoir politique qui est intimmement lié a la qualité de l'ambiance cosmique elle -même.

Plus que cela les communistes ont individué "les agents de Demiurge", les forces résistantes à l'accomplissement de l'utopie téléologique dans le système capitaliste et c'est l'idéologie capitaliste fondee sur le principe de l'individualisme qu'est pour les auteurs traditionnalistes eux aussi (pour Guenon notamment dans sa "Crise du monde moderne") la forme extrême de la régression cyclique de l'humanité.

Evidemment les marxistes-leninistes ont eux aussi les aspects parodiques dans leurs discours qui s'ajoutent aux slogans purement pragmatiques de leur lutte pour le pouvoir. Celà se manifeste surtout dans les phases qui suivent la prise du pouvoir ou le ferveur révolutionnaire cède la place à la bureaucratisation et aliénation de l`idéologie. Quand les communistes opèrent dans les cadres légitimes des société bourgeoise ils courent le danger d`être imprégnés par les éléments de la Gauche progressiste et "kantienne". Plus que celà les textes de Marx lui-même ont les traces lamentables de son contexte historique contenant beaucoup des clichés humanistes et des exclamations pathétique abusives.

La métaphysique du bolchevisme n'est pas le communisme ou marxisme dans leur forme historique. C`est l'horizon transcendant de cette doctrine, la dimension cachée et pas évidente pour la majorité. Plus que celà c'est chez les cadres des ideologies extra-communistes où la prise de conscience de cette dimension est la plus facile et la plus probable. L'idéologie du NB est dans ce cas la seule qui non seulement cerne cet aspect, mais l'assimile, le développe et s'identifie avec lui dans toute la plénitude métaphysique, tandis que la compréhension de la nature profonde du communisme jusque l'apparition deu NB etait presqu' exclusivemenet l'affaire des anticommunistes et seulement rarement de quelques communistes marginaux.

5. La trinité dialectique

L'idéologie NB a pour enjeu de purifier les dotrines historiques des nationalistes et des communistes des restes des prejugés hétérogènes provenants des confusions avec les éléments "subjectifs" dus a l'aliance contrenaturelle sous le signe de la Droite ou de la Gauche. Le communisme des NB est absolument libre des connotations "anti-fascistes" et leur nationalisme est libre des connotations "anti-communistes".

L'idee de la Revolution prolétaire se place dans l'ensemble concret de la Nation et l'avènement de la formation communiste se concretise par le retour des paradigmes du Sacré, avec le réveil de l'Ange national qui se cristallise dans le figure du Roi-Guide, Fuhrer-Vojd-Duce, l'Homme Nouveau par exellence. La transfiguration de la réalite sociale et puis cosmique sera faite sans l'abolition des entités nationales sacrées, mais en harmonie parfaite avec ses traits metaphysiques particuliers. L`eschatologie sociale et économique des marxistes sera unie aux autres sortes d`eschatologie -- religieuse, raciale, gnoséologique, étatique, nationale etc. et le tout deviendra le synthese ideologique universel.

Les seuls qui vont inévitablement souffrir au cours de la réalisation du projet NB sont les "amis de la société ouverte", les héritiers de Decartes et de Kant, "les popperiens" de droite et de gauche, les liberaux, les rationalistes, "les hommes vieux" tout court qui ne sont que les exploiteurs ontologiques et les valets du Demiurge. Comme les héritiers véritables de Heraclites les NB apporteront le FEU sur la terre, et leur Cause irrationelle humiliera la sagesse de ce monde, de la société ouverte de ces êtres qui ne sentent aucune nostalgie des Origines, aucune douleur existencielle d'être séparé de l'Etre Pur, aucune soif de l'initiation et de la réalisation spirituelle.

Au delà de la gauche et de la droite, la Révolution une et indivisible dans la trinité impossible qui unit dialectiquement Troisième Rome, Troisième Reich et Troisième Internationale.

Regnum des NB, leur Empire de la Fin s'est la réalisation parfaite de la plus grande Révolution, continentale et universelle. C'est le retour des Anges, la resurrection des Heros, la révolte du Coeur contre la dictature de la Raison.

Cette DERNIERE REVOLUTION est l'affaire de l'Acephale, de l'Acephale porteur de la Croix, de la Faucille et du Marteau, couronnés par la Svastica Eternelle.
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