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Roumanie: Silence radio

Des dizaines de milliers de Roumains sont de nouveau descendus dans les rues dimanche, bravant un froid glacial pour le 13e jour consécutif, afin de demander la démission du gouvernement qu’ils accusent de vouloir miner la lutte contre la corruption.

“Voleurs !”, “démission !”, ont scandé en choeur les 30.000 à 50.000 personnes, selon des estimations des médias roumains (les autorités ne donnant pas de chiffres), rassemblées devant le siège du gouvernement à Bucarest, formant un gigantesque drapeau roumain – bleu, jaune, rouge – à l’aide de panneaux de couleurs éclairés par leurs téléphones portables, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Près de 20.000 personnes ont également manifesté dans les autres grandes villes pour réclamer le départ du gouvernement.

“Nous voulons donner un carton rouge au gouvernement. La démission du ministre de la Justice ne suffit pas après ce qu’il a tenté de faire, ni l’abrogation du décret” assouplissant la législation anticorruption, a déclaré à l’AFP un des manifestants, Adrian Tofan, un entrepreneur de 33 ans.

Le gouvernement roumain dirigé par le Parti social-démocrate (PSD) a suscité un mouvement de contestation populaire sans précédent depuis la chute du communisme en 1989 après avoir pris le 31 janvier, d’urgence, de nuit et en catimini, ce décret.

Celui-ci aurait permis aux fonctionnaires et aux responsables politiques d’échapper à des peines de prison en cas d’abus de pouvoir constituant un préjudice inférieur à 44.000 euros.

Le gouvernement avait affirmé avoir agi pour répondre à des demandes de la Cour Constitutionnelle d’adapter le Code pénal.

Immédiatement, des dizaines de milliers de personnes étaient descendues dans les rues et, le 5 février, un demi-million de Roumains avaient manifesté, un record depuis 1989.

Face à la fronde, le gouvernement a reculé et abrogé le décret il y a une semaine, mais l’abrogation doit encore être validée par le Parlement où les sociaux-démocrates ont une large majorité. Le ministre de la Justice Florin Iordache, artisan du décret, a quant à lui démissionné jeudi.

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