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Barack Obama et la dette immonde américaine

Pour comprendre ce qui se passe en Amérique sur le plan économique, il faut savoir deux choses :

  • Un, les mauvais chiffres ne sont pas masqués (on les trouve sur les sites gouvernementaux),
  • Deux, ils ne sont pas diffusés.

Michael Snyder, dans the economiccollapseblog.com reproduit les chiffres de cette dystopie US à la dérive (expression de Gibson, légende de la SF), dérive qui se reflète dans les prix de l’immobilier à Manhattan (soixante millions le quatre-pièces ?), les émeutes raciales, les tueries furibondes, l’assistanat cheap généralisé pour la moitié de la population, les 7% de popularité des sénateurs, le vote Trump ou même Bernie Sanders, qui aurait dû comme on sait recevoir l’investiture démocrate.

Chez Snyder on apprend donc que sous cette présidence, la plus vénéneuse de l’histoire américaine depuis celle de Truman ou de Lyndon B. Johnson (voir le TTIP, le conflit avec la Russie, la destruction de l’Ukraine et des derniers pays arabes libres), la dette publique est passée de 10,6 à 19,5 OOO milliards de dollars. L’économie hyper-impuissante est VVF : Virale (elle se transmet hélas !), Virtuelle, (Facebook pèse plus en capitalisation que tous les africains ???), Féodale (les mille les plus riches ont plus que les 300 millions restants).

La dette US en 2016 montera en 2016 de 1,360 000 milliards. La dette des entreprises a doublé depuis 2007. Les cours de la bulle boursière reposent sur les achats de la Fed, les rachats d’action par des entreprises surendettées (d’où aussi les taux négatifs), le déplacement sur ordre des liquidités européennes vers les USA (voyez le livre d’Edouard Tétreau publié par Grasset). Paul Craig Roberts a expliqué comment on pousse techniquement à la baisse le prix de l’or, or que Roosevelt avait confisqué jadis pour financer son nul New Deal qui finit par une autre guerre mondiale.

Depuis la création de la Fed la dette US est passée d’un à vingt mille milliards.

La dette US a été multipliée par vingt mille en un siècle. Et alors (so what?) ?

La reprise économique est un vaisseau fantôme ; même le Wall Street Journal reconnaît qu’il s’agit de la plus faible reprise économique depuis 1949. Il n’y a plus de croissance reposant sur l’infatigable consommateur américain, car le consommateur américain est trop fatigué – et surtout trop endetté.

Snyder donne encore ce chiffre presque hallucinant : 48% des Américains ont un job à temps-plein. Et les autres ? On compte cent millions d’adultes en âge de travailler, mais qui justement ne travaillent pas. Ils n’en ont pas besoin, explique la presse financière américaine, ils ont mieux à faire ! Ils vont à Disneyland ! Ils ont de l’argent et du temps libre à revendre, demandez aux noirs mitraillés de Ferguson et de Charleston !

Mais continuons. 70% des américains touchent moins de 50 000 dollars, 50% moins de 30 000, dans un pays où le prix de l’enseignement (l’enseignement cher et privé à l’américaine est aussi une bonne machine à dépeupler) a décuplé en trente ans, dans un pays où le prix de la nourriture a doublé depuis l’an 2000. Cinq millions d’emplois industriels ont disparu justement depuis l’an 2000. L’effondrement économique américain, comme l’a montré Peter Brimelow dans son livre Alien Nation, est lié à l’arrivée au pouvoir de Clinton mari et des élites hostiles ; déplacement de l’économie vers la Chine (qui produit… neuf fois plus d’acier que les USA), remplacement de la population à domicile. C’est le programme socialiste en France et en Europe (à l’exception de l’Allemagne qui malgré Merkel et son second mari côté au NASDAQ garde ses usines). Vous pourrez aussi consulter The Great Deformation du technocrate David Stockman qui montre comment la FED a créé une société d’assistés dominés par les loups de Wall Street.

Snyder ajoute ce trait désolant : ce monde bien inégal achète la paix sociale (obésité, dépression, baisse du QI, etc.) avec de la dette immonde incapacitante, et il y a 46 millions d’assistés par les Food stamps. Il rajoute ces données irréelles qui marquent la tiers-mondisation du pays masquée par les médias système : 62% des Américains n’ont pas 1000 $ devant eux ; 50% n’ont pas 400 $ d’urgence médicale devant eux !

Et de conclure via Charles Hugh Smith : l’économie va bien car les riches vont bien.

La bourse a triplé sous Obama, qui commença son mandat en refilant mille milliards à Wall Street. Yes, we can !

Que s’est-il donc passé ? Comment les Américains se sont-ils fait dévorer par leurs élites ?

Je vais dire ce qui s’est passé : la chute du mur et du communisme, la débâcle des années 90 aura laissé les coudées franches aux élites hostiles (l’employé peut crever, mais le consommateur aussi finalement). La fin de la peur du communisme, lié à la Russie, signifiait la fin des syndicats, de la contestation et le début de l’arrogance capitaliste la plus démente. Les oligarques qui avec Jeffrey Sacks et Harvard ont dévasté la Russie des années Eltsine dévastent depuis lors tout le reste du monde. L’Amérique est un simple terrain d’expérimentation, comme la France.

Ce que je finis par souhaiter, c’est une élection de Clinton Hillary. Sa folie, sa cécité, son incompétence, le délire de sa comparse Yellen feront le reste ; et nous serons enfin débarrassés de la nation indispensable et de son capital vampirique. Quand à Barack Obama, on lui adresse toutes nos félicitations. Il avait été choisi par Goldman Sachs et les élites hostiles, il a parfaitement rempli son contrat. On lui souhaite de luxueuses conférences avec Tony Blair et Barroso, sans oublier di Caprio.

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